COLLIGNON Georges

Né à Liège le 3 décembre 1940, il débute ses premiers vols en aéromodélisme à l’âge de 11 ans sur un terril rasé, près de sa maison à Liège. Il commence avec des avions fuselage planche tout balsa. Il est droitier mais sa main droite est occupée par une canne à cause d’un handicap dû à la poliomyélite, ce qui l’oblige à piloter de la main gauche.

Affilié à la Petite Aviation Liégeoise, il évolue au contact de René Londot (circulariste de longue date) qui l’amène au terrain de vol de Bierset.

Suite à la dissolution de la Fédération de la Petite Aviation Belge et à l’affiliation des champions belges de l’époque (Grondal, Maçon, Deville, Lietzmaan, Bernard, etc.) à la fédération non officielle, il est sélectionné pour représenter la Belgique aux Championnats du Monde de Budapest en 1964 où il se classe 43ème en acrobatie et 44ème en vitesse F.A.I. C’était à prévoir que la fédération officielle, l’ABA, en se privant des Champions sortants, ne pouvait que présenter un piège pour ces nouveaux sélectionnés pas encore assez aguerris.

Aux 13ème Critérium des As de 1965, Georges fait sa dernière apparition comme pilote en acrobatie. Il obtient la 27ème place, mais il faut se rendre à l’évidence que son handicap ne lui permet pas suffisamment de mobilité au centre de la piste pour pouvoir se maintenir dans une sélection nationale.

Jean-Pierre Soyeur à droite, également pilote en vitesse, aide Georges Collignon à démarrer son avion pendant les Championnats d’Europe qui se déroulent en 1975 à Wegnez.


De 1970 à 1973, il obtient la première place du Championnat de Belgique Vitesse 2.5 cc avec l’aide de Godefroid Maçon qui vole pour lui en proxy. Il fait partie de l’équipe belge aux Championnats du Monde de Namur (1970), mais il ne réussit pas à établir un seul temps valable.

Il est deuxième en 1974 et arrête la compétition en fin 1975 après s’être placé 6ème sur 19 concurrents aux Championnats d’Europe se déroulant à Wegnez. Il utilise un moteur Rossi retravaillé par l’Allemand Rolf Miebach spécialiste en moteur de vitesse.  

Georges recommence la compétition en 1984 et est deuxième du Championnat de Belgique en F2A, puis abandonne, dépité, parce que le règlement de vitesse ne permet plus dans les compétitions Internationales le vol proxy dans cette catégorie. Cependant il faut constater que cette règle n’a jamais été appliquée, mis à part les Championnats du Monde et d’Europe. Il récidive néanmoins en 1988 en obtenant la première place et en 89, il est encore second du Championnat. Il recommencera les concours de Vitesse avec l’aide de Michel Dewez jusque 1992.

Georges a toujours été très fécond et très bricoleur, malheureusement parfois au détriment du fini et de la précision que demande l’aéromodélisme de haut niveau. Ce qui parfois lui a joué des tours, mais il est ainsi : il faut que ça avance. Il a fait de nombreux essais et a été toujours une locomotive pour les autres. Très sympathique et d’un naturel enjôleur, il est parfois un peu soupe au lait, mais heureusement il oublie fort vite. Il faut reconnaître que son handicap ne lui a jamais permis de s’exprimer comme tout le monde dans cette catégorie assez physique qu’est le vol circulaire, mais il est arrivé à certains résultats parce qu’il était très volontaire.  

Il a même essayé d’initier son épouse Jeanine, pour avoir encore un pilote dans la catégorie pour y représenter la famille Colignon.  

La radiocommande l’intéresse depuis 1990 et jusqu'à ce jour, il la pratique toujours en dilettante.  

Mais il a réussi à transmettre sa passion à son fils qui suit ses traces. Voilà peut-être la relève qui ne saurait faire que plaisir à notre ami Georges, car bien évidement son cœur tire toujours vers cette passion qu’il a pratiquée avec un certain succès et ce depuis son plus jeune âge et ce dont je suis convaincu est qu’il y rêve encore.  


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