Les débuts du vol circulaire en Belgique

Qui a commencé ou inventé le vol  circulaire ?
C’est une bonne question, mais il est assez  difficile d’y répondre !

Il y a le dépôt d’un brevet par N. E. Jim Walker  (USA) sous le n° 2303965. Depuis la mise en pratique du vol circulaire aux Etats-Unis, il  a pris une envergure considérable. Il fit son apparition à une époque où le  modéliste américain se trouvait dans une situation identique aux modélistes  européens c'est-à-dire sans terrains et sans moyen de transport. Le vol libre  étant en principe interdit pendant la guerre de 40-45, Il fut conçu en tant que  remplacement du vol libre, mais il devint si populaire qu’il constitua une  concurrence telle que, en 1946 il y avait 75.000 pratiquants du vol circulaire  en acrobatie et vitesse aux USA.

Il faut aussi expliquer qu’à cette époque les  moteurs de modèles réduits étaient rares, lourds (surtout les moteurs à  allumage par étincelle) et peu puissants. Il fut aussi de mode d’acheter les  plans et les pièces à l’état brut et de construire son moteur. Combien de  modélistes avaient-ils les machines nécessaires pour usiner leurs  moteurs ?

En Suisse, le fabriquant de moteurs DELMO a  vraisemblablement été le premier à construire des moteurs dits ‘’Diesel’’.  Invention qui s’est propagée en Europe et Pays de l’Est, grâce à leur faible  consommation et ne nécessitant pas une batterie volumineuse et plutôt  dangereuse à transporter pour la mise en marche. Au contraire des USA qui ont  ensuite développé le moteur dit ‘’Glow’’ qui lui n’avait que l’arrivée de  carburant à régler. Le nitrométhane était aussi difficile à trouver (étant de  production américaine) ce qui constituait un handicap, ou alors il fallait  acheter du carburant préparé et vendu dans le commerce à un prix excessif.

Aux championnats de I949 & 1950 à Knokke  le Zoute sur la place de la ville se déroula le critérium d’Europe organisé par  la «Fédération de la Petite Aviation Belge». Pour la compétition, il fallait  que la commune démonte ou coupe les pylônes d’éclairage afin de disposer  d’assez d’espace pour l’évolution des modèles.

A cette période du début du vol circulaire les  pionniers s’appelaient Georges Lippens qui faisait de la vitesse 5cc &  10cc, aussi Raymond Cordier qui pratiquait en plus des deux catégories de  Vitesse qui existaient à ce moment là et qui pratiquait également l’acrobatie. Mais  quel était le programme d’alors ?
Nous retrouvons également Guy Bruynincks en  vitesse 10cc et acrobatie en 1953 nous le retrouvons comme as du moment en Belgique.

En vitesse 2.5cc Lippens Georges (indépendant),  Cordier Robert (Sabena), en 5cc Lippens G. Cordier Robert et Jacques Janssens (BPA)  et en 10cc Lippens Georges.

En acrobatie nous avons comme spécialiste  Cordier (Sabena), Stouffs (Vogelzang), Bemelmans (PAL), J.  Janssens (BPA), Defrère (BPA), Serge Haus  (Épervier), Devroeye (MCC).

Il y avait des modélistes comme  Pierre Baudine (Condor) - Anthonis (M.L.L.) –  Lombaerts (B.M.A.C.) - S'Jongers J. J. (B.   M. A. C.) - Dumont (Atomic) - Raymond Goyvaerts  (B.  W. M.) - Dee (B.M.A.C) Vaderauwera (B.  W. M.) - Declercq (M.L.L.)- Lacroix  (Vogelzang) - Laloux (Vogelzang) – Pierre Delfeld (C.A.I.) - Naveau  (C.A I.)- Rekk (C.A.I.).

Knokke 1949 : Equipe belge :…..
Knokke 1950 : Equipe belge Lippens,  Cordier et Bruynincks Vitesse Acrobatie
Eifflander (G-B) avec un  2cc gagne en acrobatie 1950 ?
En 1951 en plein Centre de Paris près de la Porte  d’Italie, à l’occasion du Salon de Paris, Cordier est 4ème en acrobatie,  et remporte la Coupe du 19ème Salon de l’Aéronautique à Paris le 23 juin, en  catégorie vitesse 10 cm³ avec la moyenne de 211,715 km/h et en 5 cm³ avec la moyenne de 186,055 km/h. Grâce à ces résultats, les Belges remportent le ‘’Challenge International’’
Knokke 1951 Equipe belge Lippens, Cordier, J-P  Vallez et J. Janssens Vitesse Acrobatie
Hewit avec un 2.5 Elfin G-B ?  Gagne en acrobatie en1951
Melsbrœk 1952 Championnat Europe (ou  Monde ?) Equipe belge.  Cordier  Lippens Defrère Vallez Janssens Vitesse cylindrées ?, Acrobatie Team  Racing 5cc Règles ?
Jacques Janssens Team avec comme mécano R. Cordier

Juin 1953 les Belges G. Lippens et J. Janssens  (moteur Dooling) ont dû roder leur moteur en chemin parce qu’à l’entraînement  sur la plaine d’Etterbeek ils avaient cassé leur moteur). Chercher un moteur  chez Stockmans (Magasin ‘’Scientific’’) Catégories Acrobatie, Team Racing,  Vitesse ? , remportent trois victoires sur quatre, à l’occasion des  manifestations internationales organisées dans le cadre du Salon Aéronautique  du Bourget.

Bulletin officiel de la FPAB Mai 1954 :
19 avril concours VCC à Gilly
18 équipes de Team Racing. L’équipe gagnante  est  Feron Longdot + de 7’30, second  Vallez 8’30’’ et 3ème Mme ou M. Watreloos avec un peu plus de trois  minutes
En acrobatie Janssens Jacques, gagne suivi de  Stouffs Henri, Rehk et Devoeye

Nomination du Prince de Ligne à la présidence  de l’ARCB


Place de Knokke où se déroula le concours


L'année sportive avance bon train et l'on peut  voir se dégager la tendance générale.

En vol circulaire acrobatique, Maçon s'est  retiré de la compétition internationale et l'on retrouve en tête Grondal, qui a  conservé son flegme et sa technique de vol qui se base sur le Nobler et le  double régime du FOX 35 Stunt.  Ce  concurrent exécute assez convenablement le programme A.M.A. qui, en définitive,  est celui sur lequel se jouera la première place au critérium. Grondal étant  dans la future équipe belge le seul qui soit capable de gagner le titre en  acrobatie, Nous ne saurions assez lui conseiller de s'entraîner très  intensément. Car, si le programme F.A.I. est «dans la main » pour l’avoir  utilisé pendant des années avec un certain succès, le programme A.M.A. (qui est  assez peu esthétique, il faut l'avouer) ne se gardera dans la main que  moyennant une pratique constante, tant la précision du geste (presque au  centième de seconde) est primordiale à cet égard.

Deville, Haenebalke ont également des chances,  surtout Deville qui a modifié la formule de son appareil.  Signalons à notre ami S. Haenebalke qu'il  aurait intérêt à réétudier son propre appareil qui ne semble pas au point.  En effet, il s'enfonce dans les figures et  dérape, ce qui semble indiquer à la fois un mauvais centrage et un manque de  sustentation à faible vitesse. Quelques rares autres semblent effleurer la  classe internationale. Cependant, il semble que le recrutement ne suive pas.  Les jeunes devraient, eux, manifester un peu plus de sérieux. Sans doutes la Belgique est-elle sur le plan «vol circulaire acrobatique » parmi les pays  européens les plus avancés, mais il semble néanmoins que nombre de jeunes  capables ne manifestent pas le mordant nécessaire pour atteindre le niveau  international. Il faut penser ici à ceux qui n'apportent pas assez de rigueur dans  la construction de leur matériel, n'apportent pas assez de soin à l’entretien  ou au réglage de leur moteur, en un mot à ceux qui, tout en étant doués,  n'apportent pas assez de ténacité dans la marche au succès.

En Team Racing : le tableau est meilleur.  Sans doute la participation n'est-elle pas  encore importante, mais on remarque un net regain d'activité. La regrettable  abstention de Bernard laissera cette année-ci vide. Toutefois, Roger Leloup et  son mécanicien Gaston Lecuyer forment une équipe qui connaît les succès  nationaux et (si pas cette année, du moins assez rapidement) connaîtra les  succès internationaux. Roger Leloup s'améliore de concours en concours et,  comme on avait pu prédire le succès à Bernard, on le peut avec cette équipe.  Celle-ci d'ailleurs a suivi la voie ouverte par notre champion du monde. Ses  cellules ne le cèdent absolument en rien à celles de Bernard quant à la  conception et au fini.  Son point faible  actuellement est le moteur dont elle n'a pu encore tirer le maximum.  Néanmoins ses derniers pointages (de l'ordre  de 4' 30") sont excellents et prometteurs.   Ajoutons qu'elle les a acquis en concours régional, sans opposition. Ce  qui est remarquable, c'est que ses résultats sont d'une remarquable  homogénéité. Ajoutons à cela que R. Leloup travaille avec un mécanicien  «titulaire », à l'encontre de Bernard, ce qui était d'ailleurs le point  faible de celui-ci.

D'autres concurrents comme Cappuyns, Nénin et  consorts font également de bons résultats, mais n'arrivent pas à obtenir la  régularité. Cela démontre l'insuffisance de leur mise au point et,  probablement, une mauvaise méthode de travail.   Néanmoins la catégorie s'étoffe. Si la saison 1962 voit se confirmer les  progrès de 1961, le Team Racing deviendra florissant en Belgique.

Reste, en vol circulaire la vitesse.  Là, hélas, les résultats sont lamentables et  c'est une chose assez incompréhensible.   Du fait même du manque de concurrence, les places pour les sélections  internationales sont bon marché et il est étonnant que personne ne se présente.  En combat en vol circulaire, on constate une amélioration très nette des  compétiteurs tant par la mise au point des moteurs que par les qualités  manœuvrières et l'audace des concurrents.   N'a-t-on pas vu aligner des Oliver Tiger?

Autre catégorie en  progression : Les maquettes volantes, classe noble entre toutes.  A ce propos il faut cependant souligner que  l'on revoit trop souvent les mêmes modèles, concours après concours. La plupart  du temps, les nouveaux modèles sont barrés par d'autres très anciens qui ne  sont sortis qu’à cette l'occasion.  A  signaler toutefois le progrès des amateurs de maquettes volantes dans la mise  au point de leurs moteurs (démarrage et réglage).